En montagne, il n’y a pas de place pour l’improvisation. Réussir l’ascension du Mont-Blanc demande un véritable conditionnement physique, mais aussi des compétences spécifiques et une certaine expérience en montagne. Plusieurs critères permettent de s’auto-évaluer sans se mentir.
Un guide expérimenté estime qu’un marcheur doit pouvoir supporter plus de 8 heures de progression quotidienne, souvent à rythme soutenu, avec un sac sur le dos. C’est la norme lors d’un itinéraire classique.
Il faut aussi gérer l’altitude : au-delà de 3 500 mètres, chaque pas devient plus difficile, chaque souffle plus court. La gestion du dénivelé compte autant : jusqu’à 1 600 mètres positifs franchis en un jour.
Enfin, dominer quelques techniques d’alpinisme comme la marche encordée, le port des crampons ou l’utilisation du piolet reste indispensable, tout comme savoir s’orienter par conditions changeantes et comprendre les dangers glaciaires.